L’héritage visuel et symbolique de la dinde pour Thanksgiving

 
 

Être le dindon de la farce, faire la dinde…

Dans notre imaginaire collectif, la dinde et le dindon ne jouissent pas toujours d’une réputation très flatteuse. Tantôt synonymes de naïveté, de bêtise ou de ridicule, tantôt symboles de fertilité, de générosité et d’abondance, ces oiseaux semblent porter en eux des significations contradictoires. Mais un symbole n’est jamais figé. Il se transforme, se déplace et se réinvente selon les cultures qui se l’approprient.

À Thanksgiving, la dinde trône au centre de la table, symbole d’abondance et de partage. Pourtant, derrière cette image festive se dessine une histoire autrement plus sombre… celle de la colonisation, du génocide des peuples des Premières Nations, de la dépossession de leurs territoires et de l’effacement de leurs mémoires. À cette violence historique s’ajoutent les contradictions d’une fête qui célèbre “la gratitude envers la nature” tout en perpétuant un modèle d’exploitation du vivant, où des millions de dindes sont élevées à la chaîne, réduites à des marchandises, puis abattues au nom de la tradition et de l’abondance.

Chaque année, le président américain se prête au rituel de la grâce présidentielle en épargnant quelques dindes devant les caméras. Une cérémonie solennelle où le pouvoir se donne en spectacle, et qui nous laisse avec une question toute simple: au fond, qui est la véritable dinde de cette farce? Entre tradition, spectacle politique et réalité industrielle, le contraste a quelque chose d’absurde: que raconte ce geste symbolique sur notre rapport au vivant, au pouvoir et à l’abondance?

Je vous propose de dépasser l’image familière de la dinde rôtie pour explorer les imaginaires qu’elle convoque, les contradictions qu’elle porte et les récits que Thanksgiving continue de perpétuer. Car derrière ce rituel apparemment consensuel se cachent des enjeux historiques, culturels, économiques et moraux qui méritent que ma sémiologue préférée s’y attarde.

 
 

Au sommaire :

  1. Une cosmogonie autochtone

  2. Au coeur de l’espèce

  3. Dans l’imaginaire

 

 

Par : Léah Thomas-Bion, sémiologue

Pour cet article, nous allons nous intéresser à un symbole qui peuple notre imaginaire à l’approche de Thanksgiving, la dinde. On la mange, on la peint, on l’élève. Autour du traditionnel roast de Thanksgiving, des millions de Nords Américains célèbrent la dinde, mais sont-ils vraiment au courant de ce qu’elle représente?

 

D’abord, une rapide mise au point sur Thanksgiving. Car si la dinde est liée à un espace-temps c’est bien celui-ci.

 

C’est quoi Thanksgiving au juste?

Thanksgiving ou “action de grâce” pour les canadiens français, est une fête célébrée principalement aux États-Unis et au Canada, marquant une occasion de se rassembler en famille et entre amis pour exprimer sa gratitude pour les bénédictions reçues au cours de l'année. La fête a lieu le quatrième jeudi de novembre aux États-Unis et le deuxième lundi d'octobre au Canada.

Thanksgiving trouve ses racines dans les traditions de récoltes européennes et les pratiques des peuples autochtones nord-américains, qui organisaient des célébrations pour remercier les esprits pour une récolte abondante. La version américaine de Thanksgiving remonte à 1621, lorsqu'un groupe de pèlerins anglais à Plymouth, dans l'actuel Massachusetts, a organisé un festin pour célébrer leur première récolte réussie en Amérique. Ils ont été rejoints par les membres de la tribu Wampanoag, qui les avaient aidés à survivre à leur première année.

Massasoit, the Wampanoag Indian chief who maintained peaceful relations with the English in the area of Plymouth, Massachusetts, visits the Pilgrims. (Bettman / Getty)

Ici, comprenons bien la thématique de l’abondance. Et ce n’est pas par hasard que la dinde y tient une place de choix.

Afin de bien comprendre dans quel imaginaire nous nous situons, il nous faut nous interroger un tant soit peu sur le phénomène de colonisation. S’il y a colonisation, il y a alors deux cosmogonies, deux univers qui se confrontent. Nous sommes ici en Amérique du Nord, ainsi nous devons faire l’effort de comprendre l’imaginaire et la sensibilité des civilisations qui ont occupé ce territoire et l’ont infusé.

Car c’est dans la relation des peuples autochtones à leur environnement que nous allons déployer notre piste symbolique.

 

Une cosmogonie autochtone

Il est difficile de déterminer si cet oiseau faisait réellement partie du festin d'origine. Ce qui est certain, c'est que les Wampanoag ont contribué à ce repas, apportant leur connaissance des ressources locales, y compris le gibier et les produits agricoles.

Pour comprendre le rôle symbolique de la dinde, j’ai décidé de vous emmener à la découverte d’un autre peuple qui nous montre comment le voyage symbolique de la dinde pourrait avoir été effectué.

Ce peuple, il s’agit des Hopi. Les Hopi et les Wampanoag n'ont pas cohabité historiquement, car ils sont originaires de régions très différentes en Amérique du Nord. Les Wampanoag vivaient principalement dans la région de la Nouvelle-Angleterre, sur la côte est, dans les États actuels du Massachusetts et de Rhode Island, tandis que les Hopi sont une tribu du sud-ouest, située dans ce qui est aujourd'hui l'Arizona.

Cependant, ils ont en commun la chasse et l'élevage de la dinde. C’est pourquoi je les prends en exemple. La relation qu’entretiennent les Hopi à la dinde peut être érigée en exemple pour toutes les peuples autochtones car elle témoigne d’une relation plus large à leur environnement, à la façon dont ils interagissaient avec le monde, les mondes.

Dans la mythologie hopi, les animaux occupent une place importante et jouent un rôle central en tant que symboles et esprits guides. Chaque animal est doté de significations spirituelles spécifiques et est souvent associé à des qualités ou des leçons que les humains peuvent apprendre.  La dinde est souvent associée à la fertilité et à l'abondance. Pour les Hopi, elle symbolise la prospérité agricole et les bonnes récoltes, en particulier parce qu'elle est liée à la culture du maïs, une denrée vitale dans leur société.

Les Hopi considèrent que la dinde, en tant qu'animal de la terre, est liée aux esprits du monde souterrain, qui jouent un rôle crucial dans la croissance des plantes, y compris le maïs. Les plumes de dinde sont utilisées dans les cérémonies religieuses, notamment pour les prières et les rituels agricoles. Ces plumes peuvent être placées dans les champs pour bénir les récoltes et attirer les esprits protecteurs, aidant ainsi à garantir des conditions de culture favorables pour le maïs.

Le maïs chez les Hopi n'est pas simplement une nourriture, il a une valeur symbolique et spirituelle. Il représente les différents aspects de la vie humaine, avec des variétés de couleurs différentes (jaune, bleu, rouge, blanc, noir) qui correspondent aux points cardinaux, aux éléments et aux étapes de la vie. La dinde, par son lien avec les rituels et la spiritualité, joue un rôle d'intermédiaire entre le monde naturel et le monde spirituel pour assurer la croissance et l'abondance du maïs.

 

Poupée récente Hopis Katsina, Heard Museum

Les plumes de dinde sont parfois utilisées dans les cérémonies pour représenter l'abondance de la terre et l'humilité. Elles sont employées dans les prières pour assurer une bonne récolte et le bien-être général de la communauté. La dinde est vue comme une créature de la terre, proche des plantes et des cycles agricoles. Sa présence rappelle aux Hopi l'importance de respecter les cycles de la nature et de vivre en harmonie avec les saisons.

Elle est parfois intégrée dans les récits mythologiques qui relient les animaux et les plantes, illustrant les interactions et les interdépendances dans le monde naturel. Dans certaines versions des récits de migration des Hopi, la dinde accompagne le peuple dans son voyage pour trouver le centre de l'univers, ou "le lieu où ils doivent vivre". Elle est vue comme un guide spirituel qui aide à maintenir le lien avec la terre.

Avec cette brève contextualisation, nous commençons à voir quelque chose se dessiner.

 

Au coeur de l’espèce

Image: Johan Wenzel Peter - Turkeys www.meisterdrucke.fr

Maintenant que nous comprenons comment les populations autochtones envisagent les animaux qui les entourent, allons droit au but et faisons connaissance avec notre animal du jour. Mais alors, déjà, pourquoi Dinde? D’Inde? C’est en lien avec les Premières Nations? Allons le découvrir.

Lorsque les Européens ont découvert le Nouveau Monde, ils ont rencontré de nouveaux animaux, dont le Meleagris gallopavo, un oiseau originaire des Amériques, aujourd'hui connu sous le nom de dinde.

Cependant, à l'époque, les Européens pensaient que les terres découvertes par Christophe Colomb faisaient partie des Indes orientales (l'Asie). Par conséquent, de nombreux nouveaux produits ou animaux importés des Amériques ont été associés aux "Indes".

Le mot "dinde" provient de l'expression "poule d'Inde", utilisée pour désigner cet oiseau exotique. L'ajout de "d'Inde" faisait référence aux "Indes", puisque les Européens croyaient à tort que l'oiseau venait de là. Le nom a ensuite été simplifié en "dinde".

Ce phénomène n'est pas unique à la dinde. Par exemple, les Indiens d'Amérique ont été ainsi nommés parce que les Européens pensaient avoir atteint les Indes. De même, le poivre de la Jamaïque a été appelé "piment de la Jamaïque" à cause d'une confusion avec les piments originaires des Indes.

L'ancienne appellation "poule d'Inde" apparaît également dans la littérature française, notamment chez Jean de La Fontaine, dans sa fable Le Renard et les Poulets d'Inde. Cette expression témoigne de l'époque où l'origine géographique de l'oiseau était encore mal comprise en Europe.

 

L’abondance

Le dindon est parfois surnommé l'“aigle de la terre”, notamment par les Premières Nations. Il est associé de longue date à la spiritualité et à la vénération de la terre mère. C'est un symbole de toutes les bénédictions et bienfaits que renferme la terre, mais aussi de la capacité à les utiliser de manière optimale.

Meleagris gallopavo est donc la femelle du dindon, un oiseau de la même espèce que le coq ou la poule. C’est un oiseau très prolifique. En effet, elle peut pondre jusqu’à 5 ou 6 œufs de suite et sa couvée peut même atteindre jusqu’à 25 œufs! Comment cela a été mentionné dès le début de l’article, ici nous avons affaire  à un sème d’abondance très prononcé.

Et pour cause! La dinde défend la vie, la fertilité avec fougue. C’est une redoutable guerrière lorsque quelqu’un s’attaque à sa progéniture et elle apparaît même dans un conte très important chez les Hopi (que nous raconterons juste après) protégeant le maïs pour qu'il puisse continuer à pousser. C’est aussi une façon de plus de corroborer son lien d’être à la fertilité, à l’abondance. Mais ce n’est pas tout .

Snake Dance at Mishongnovi Title: Annual report of the Bureau of American Ethnology to the Secretary of the Smithsonian Institution Identifier: annualreportofbu192smit (find matches) Year: 1895 (1890s) Authors: Smithsonian Institution. Bureau of American Ethnology

 

L’union des polarités

La dinde était symbole de fertilité tandis que le dindon était symbole de virilité: à eux deux, ils étaient l’archétype de la synthèse, de l’union des polarités.

C’est pour cela que la dinde est très importante dans l’imaginaire des Hopi et des peuples autochtones qui voyaient les deux oiseaux se répondre métaphoriquement et symboliquement, à la manière du yin et du yang mais infusé de leur cosmovision.

Le dindon est un symbole double, de puissance virile et de fécondité maternelle, chez les Indiens d'Amérique du Nord. Lorsqu'il gonfle son cou, le dindon évoque l'érection phallique; d'autre part, ce serait, de tous les volatiles, le plus prolifique.

De plus, chez les Aztèques par exemple, quasiment toutes les parties de cet animal étaient utilisées. On peut ainsi comprendre qu’il soit associé à la fertilité et à l’abondance.

 

Voyez plutôt ce que l’on utilisait:

  • La chair

  • Les oeufs

  • Les plumes (à des fins cérémonielles)

  • les os (dans la fabrication des sifflets et autres instruments)

 

De plus, on dit que cette espèce peut vivre douze ans. Douze est un nombre signifiant puisque la terre tourne autour du soleil en douze mois, ce qui manifeste un lien entre le dindon et le cycle vitaliste de la terre.

Cela n’est pas un détail anodin pour ces populations qui étaient très liées à la lecture de leur environnement et ainsi à la lecture du ciel et aux mouvements des planètes. C’est pourquoi on dit que ceux qui posssèdent le dindon ou la dinde pour totem peuvent s'attendre à une année de moisson.

En somme, il s’agit d’un archétype de la synthèse, de l’union des polarités (comme le thyrse, le ying et le yang…) et en cela, cet animal possède une charge symbolique forte.

La dinde  est associée à la capacité de la terre à nourrir ses habitants et à répondre à leurs besoins. Chasser et consommer la dinde faisait partie des rituels d'offrandes à la terre, en remerciement pour les ressources offertes par la nature.

Fun fact: dans le repas traditionnel de Thanksgiving vous trouverez en grande quantité de la dinde et…du maïs!

 

Dans l’imaginaire

A Hopi girl with a customary Hopi butterfly whorl hairstyle, woven wearing blanket, jewelry, and an olla. - Wikipedia

Chez les Premières Nations, les dindons et les dindes sont l'objet d'une mythologie complexe. Le dindon a aidé à créer le monde en montrant aux humains comment cultiver le maïs et repousser les esprits malfaisants.

Dans certaines versions de la mythologie Hopi, la dinde est l'un des animaux sacrés créés par les dieux pour accompagner les humains lors de leur migration à travers les différents mondes dans lesquels ils habitent.

Selon certains récits, lorsque les Hopis ont migré dans le monde actuel, ils ont été accompagnés par des animaux qui les ont aidés à survivre et à prospérer, et la dinde fait partie de ces créatures.

Selon la mythologie hopi, le peuple hopi est le descendant d'un groupe d'êtres qui ont migré à travers différents mondes, souvent désignés comme les Trois Mondes (ou Trois Terres). Chaque monde représente une étape de leur évolution spirituelle. La migration hopi est souvent associée à la recherche de la Terre Promise, une terre fertile où ils pourraient établir leur communauté.

Dans le cadre des croyances chamaniques, la dinde est parfois considérée comme un animal totem ou animal guide pour certains peuples. En tant que totem, la dinde incarne les qualités de générosité, de partage et de communauté.

C’est pourquoi je voudrais terminer par un conte qui illustre parfaitement le rôle et l’héritage symbolique de la dinde pour ces populations, et c’est selon moi ce qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on convoque la dinde au moment de Thanksgiving.

De cette façon, vous plongez dans l’imaginaire qui lui est lié. Mais une brève mise en contexte s’impose avant cela.

Un récit hopi raconte que lorsque les humains ont émergé dans le Quatrième Monde, ils ont reçu le don du maïs pour se nourrir. La dinde était présente pour les aider, mais elle n'était pas très respectée parce qu'elle était perçue comme un oiseau ordinaire.

Cependant, lorsque les premières récoltes ont eu lieu, une sécheresse est survenue, et les cultures ont commencé à souffrir. Les Hopi se sont tournés vers les esprits des animaux pour demander de l'aide, mais beaucoup d'entre eux étaient déjà partis pour trouver d'autres sources d'eau. La dinde, restée fidèle, a utilisé ses plumes pour protéger les grains de maïs du soleil brûlant, permettant ainsi aux plantes de survivre. En signe de gratitude, les Hopi ont décidé d'utiliser les plumes de dinde dans leurs cérémonies pour rappeler l'importance de la générosité et de la protection de la terre.

Un autre récit mythologique relate comment, lorsque les Hopi ont été conduits par Masau'u, le gardien de la Terre, à travers divers lieux pour trouver leur foyer permanent, différents animaux les ont guidés et aidés à surmonter les obstacles. Parmi ces animaux, le serpent et la dinde jouaient un rôle particulier en montrant le chemin ou en protégeant les provisions.

 

Plongeons maintenant dans le vif du sujet

Il y a longtemps, dans les terres arides des Hopi, la vie était difficile. Les hommes et les femmes travaillaient dur pour cultiver le maïs, qui était leur nourriture sacrée et leur principal moyen de subsistance. Mais une année, les pluies se firent rares, et la terre se craquela sous le soleil brûlant. Le peuple Hopi craignait pour ses récoltes et sa survie.

Dans ce moment de désespoir, une jeune fille du village eut un rêve. Dans son rêve, le Grand Esprit lui apparut et lui dit: "Va dans la montagne sacrée et trouve la dinde blanche. Elle est la gardienne des graines de maïs ancestrales et pourra sauver votre peuple." À son réveil, la jeune fille raconta son rêve aux anciens du village, qui décidèrent de suivre les paroles du Grand Esprit.

Elle partit alors, guidée par les anciens, pour chercher la dinde blanche. Après plusieurs jours de marche, elle aperçut enfin un oiseau majestueux, au plumage blanc et lumineux, qui semblait l'attendre. La dinde blanche la conduisit jusqu'à une caverne cachée dans la montagne, où reposaient des épis de maïs aux couleurs vives: du jaune, du bleu, du rouge, du blanc et même du noir.

La dinde dit à la jeune fille: "Ces épis sont les graines de vos ancêtres, et ils contiennent la force de la vie. Prenez-les, plantez-les, et n'oubliez jamais de me remercier par vos chants et vos danses, car je suis la gardienne du maïs, et votre peuple dépendra toujours de ma bénédiction."

La jeune fille ramena les graines précieuses au village. Le peuple Hopi les planta avec soin, et, malgré la sécheresse, les plantes commencèrent à pousser. Le maïs se développa et les récoltes furent abondantes. Les Hopi, reconnaissants, honorèrent la dinde blanche par des danses rituelles et des offrandes, en remerciement pour sa générosité et sa protection.

Depuis ce jour, le maïs est considéré comme un don sacré des ancêtres, et la dinde est vénérée comme la protectrice de la fertilité et de l'abondance. Le peuple Hopi continue à chanter et danser pour honorer la dinde blanche, sachant qu'elle veille toujours sur eux, tant que leur gratitude demeure.”

Les Hopi ont appris à interpréter les signes de la nature, tels que le comportement des oiseaux ou le mouvement des serpents, comme des indications sur les meilleures routes à suivre ou les endroits où s'établir. Ces récits soulignent l'interdépendance entre les humains et les animaux dans le maintien de l'équilibre naturel.

Maintenant, vous ne regarderez plus la dinde de la même façon.


 
 
 

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Écrit par Leah Thomas-Bion

Je suis sémiologue et me spécialise dans l’étude du Moyen Âge, à la symbolique animalière et cela évolue au fil de mes formations. Je peux vous aider dans la recherche historique, littéraire et civilisationnelle afin de créer votre identité visuelle propre.

 
 
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